Microsoft et MIT développent des tatouages intelligents

Depuis ces 5 dernières années, le concept d’internet des objets et d’interaction homme/machine se place au cœur des préoccupations des géants de l’industrie high-tech. Aujourd’hui grâce aux tatouages intelligents, l’homme et la machine n’ont jamais été aussi proches.

Le laboratoire du MIT (Massachusetts  Institute Of Technology) et Microsoft Research se penchent aussi sur le projet. Grâce à DuoSkin, les chercheurs du MIT et de la firme de Redmond permettent désormais à l’homme de contrôler les objets connectés et Smartphones, de communiquer et de transférer les données à l’aide de tatouages éphémères.

Tatouage intelligent : Un concept qui ne date pas d’aujourd’hui

Pas plus loin qu’en 2014, on se souvient en effet du fameux tatouage de Motorola que le constructeur mobile avait conçu principalement pour permettre le déverrouillage de son Moto X. L’année d’après, la jeune startup américaine Chaotic Moon s’inspire de l’idée pour développer ses propres Tech Tats. Ces tatouages électroniques temporaires pouvaient servir à détecter le niveau de stress, à prendre la température corporelle, à mesurer la fréquence cardiaque et la pression sanguine entre autres. 

Ces deux firmes ne sont pas les seules d’ailleurs ! On se rappelle aussi des tatouages adhésifs de VivaLnk. Ce tatouage intelligent de type tags NFC servait aussi au déverrouillage de Smartphones rien qu’en l’approchant de l’appareil mobile. En partenariat avec Lévis Strauss, Google avait déjà également emprunté le chemin analogue avec le projet Jacquard bien que ce dernier soit qualifié plutôt de "Wearable technologies".

Vient maintenant le tour de Microsoft et de MIT Lab, en 2016 avec son fameux DuoSkin : une technologie de tatouage éphémère pouvant servir d’interface de communication, à partager les données et à contrôle les terminaux mobiles.

A chaque DuoSkin sa fonction :

Les chercheurs de MIT et de Microsoft se sont mis d’accord pour concevoir trois types de tatouages intelligents DuoSkin.

Le premier permettra de contrôler les Smartphones et appareils électroniques connectés. En jouant le rôle d’interface utilisateur, le Duoskin reprendra alors les concepts traditionnels comme les boutons, les sliders tactiles et les trackpads bidimensionnels. Le scanning s’opère suivant une matrice formée par des lignes et des colonnes et notamment sur la base du principe d’une conception sur deux couches. Côté pratique, cela ouvre accès à plusieurs possibilités.  En faisant interagir le tatouage intelligent avec différents objets connectés, l’utilisateur pourra par exemple contrôler son Smartphone à distance, verrouiller ou déverrouiller une porte connectée, activer une alarme intelligente, contrôler les lampes connectées et même les ordinateurs.

Le second tatouage intelligent servira aux stockage et transfert de données via NFC (Near Field Communication). Les tatouages DuoSkin intègrent une puce électronique dédiée et comportent des tags dédiés, c'est-à-dire une sorte de code-barres ou de flash-code (l’appellation importe peu), qui jouent le rôle d’inductance.

Le troisième DuoSkin quant à lui remplira le rôle d’healthcare device. Ce dernier intègre une fonction Output qui va permettre directement l’affichage d’une couleur sur la peau de l’utilisateur en fonction de sa température. Les pigments thermochromes intégrés au DuoSkin ont la faculté de changer de couleur au fur et à mesure de la variation de la température corporelle de l’utilisateur. Ce troisième type de DuoSkin pourra éventuellement permettre d’afficher directement les données sur la peau de l’utilisateur.

Ces tatouages intelligents fabriqués en feuilles d’or peuvent prendre différentes formes. D’après les chercheurs, il est possible d’en faire concevoir les motifs à l’aide des logiciels de graphisme les plus courants Aucune information sur le prix n’a été communiquée jusqu’alors à part le fait que le processus de fabrication n’engagerait qu’assez peu de coûts. Sur du papier à tatouage, l’on posera en somme : une feuille d’or et du matériau conducteur peu onéreux auxquels viendra s’ajouter une puce électronique.


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